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"Livre d'Or" | |||
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En
v'la des chats en v'la, des vrais, aux prunelles d'opale. Un peu de
patience
pour le chargement de chaque page permettra au flâneur d'apprécier
en outre quelques beaux textes, poèmes ou citations
sur le sujet. Les textes en question sont situés un peu au dessous
des photographies; un accès direct est aussi possible en cliquant
le lien txt situé sur chaque
page concernée. Grand merci donc à BAUDELAIRE, BRASSENS
et autres frotteurs de greffiers...
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Bon d'accord, mais techniquement c'est quoi un chat ?
C'est
probablement en Égypte, voici près de 4500 ans que les premiers
chats ont été apprivoisés. A l'issue de hasardeux croisements,
notre felis catus s'est distingué de felis sylvestris, le
chat sauvage. Vénéré dans l'Égypte ancienne, où
il étais sacré et même déifié sous les traits
de la déesse Bastet, le chat n'en avait pas moins un rôle matériel
important, justifiant l'intérêt qui lui était porté.
La survie de l'empire étant liée aux récoltes, un chasseur
de vermines aussi efficace que le chat devenait un allié indispensable
pour protéger une économie bien riche, mais si précaire.
C'est donc plus pour son intérêt économique que pour ses
beaux yeux d'agate, que notre Félix a conquis ses lettres de noblesse.
Les homme n'ont en fin de compte pas tant changé.
Le chat lui non plus n'a guère évolué depuis sa domestication,
sommes toutes récente. Son aspect physique et sa taille sont restés
assez proche du chat sauvage, son instinct chasseur et son indépendance
de caractère également.
Le Moyen Âge européen en revanche n'a guère été
favorable à la réputation de notre félin. Ses murs
anarchiques et nocturnes, ses attitudes gracieuse et sophistiquées l'ont
assimilé à Satan. Noir il est l'attribut des sorcières
et le sujet de sombres superstitions qui ont parfois persisté jusqu'à
notre époque. Ce sont les grande épidémies de peste noire
qui, vers la fin du Moyen Âge, lui ont permis de regagner l'estime des
humains. Ici encore, ses qualités de chasseur ont contribué à
la destruction des trop nombreux rats, vecteurs de la maladie. Les vacillantes
lumières de la Renaissance ont achevé cette lente réhabilitation
sous le trait génial de Léonard DE VINCI ou d'Albrecht DURER.
Les esprits libertaires du XIXème à notre époque contemporaine
ne pouvaient s'approprier meilleur emblème que le chat. BAUDELAIRE l'a
mis en vers, BRASSENS chanté; c'est dans tous les cas, plutôt l'apparente
indépendance et l'impression de mystère qui s'en dégage,
que l'être-chat lui même, qui inspire le poète. Quand le
chat semblant vous flatter se frotte contre vous, c'est pour mieux se caresser.
N'est-ce pas là une attitude profondément humaine ?
Eddie
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